ArticleL123-1 du Code de commerce. La rĂ©fĂ©rence de ce texte avant la renumĂ©rotation est l'article : DĂ©cret n°84-406 du 30 mai 1984 - art. 1 (Ab) I.-Il est tenu un registre du commerce et des sociĂ©tĂ©s auquel sont immatriculĂ©s, sur leur dĂ©claration : 1° Les personnes physiques ayant la qualitĂ© de commerçant, mĂȘme si elles sont Anoter que l’immatriculation au Registre du Commerce et des SociĂ©tĂ©s (RCS) fait prĂ©sumer la qualitĂ© de commerçant (article L123-7 du Code de commerce). Toutefois : Il s’agit d’une prĂ©somption simple. Un tiers pourra donc renverser cette prĂ©somption en prouvant que l’intĂ©ressĂ© n’a pas ou plus la qualitĂ© de commerçant, ou qu Anoter: l'Ansa Ă©carte l'application de la prescription spĂ©ciale de trois ans prĂ©vue par l'article L 235-9 du Code de commerce pour agir en nullitĂ© d'un acte ou d'une dĂ©libĂ©ration de la sociĂ©tĂ©, par l'article 1839 du Code civil pour rĂ©gulariser des statuts incomplets ou une formalitĂ© de constitution de la sociĂ©tĂ© et par le Code de commerce pour agir en responsabilitĂ© contre les ENAPPLICATION DE L’ARTICLE A.123‐51 du Code de commerce Rappel : Article L123‐5 du code de commerce (Ordonnance n°2000‐916 du 19 septembre 2000 art. 3 Journal Officiel du 22 septembre 2000 en vigueur le 1er janvier 2002) Le fait de donner, de mauvaise foi, des indications inexactes ou incomplĂštes en vue d’une immatriculation, d’une radiation ou d’une mention ArticleL123-8 du Code de commerce. La rĂ©fĂ©rence de ce texte avant la renumĂ©rotation du 21 septembre 2000 est l'article : DĂ©cret n°84-406 du 30 mai 1984 - art. 65 (Ab) La personne assujettie Ă  immatriculation qui n'a pas requis cette derniĂšre Ă  l'expiration d'un dĂ©lai de quinze jours Ă  compter du commencement de son activitĂ©, ne peut Dịch VỄ Hỗ Trợ Vay Tiền Nhanh 1s. Archivage L’ensemble des documents ayant un lien avec la comptabilitĂ© doivent ĂȘtre conservĂ©s durant une certaine durĂ©e. Ces documents comptables que l’entreprise est tenue de classer et d’archiver sont le grand livre, les livres journaux, le livre d’inventaire, le bilan comptable, les factures et bons de commande, les documents fiscaux, les relevĂ©s bancaires
 À dĂ©faut, l’entreprise encourt de nombreux risques dont celui de rejet de la comptabilitĂ©. Un classement prĂ©cis des piĂšces comptables Afin de faciliter les recherches, les piĂšces comptables doivent ĂȘtre numĂ©rotĂ©es avant le classement. Elles peuvent ĂȘtre classĂ©es par numĂ©ro, par ordre alphabĂ©tique ou chronologique. Les documents comptables doivent aussi ĂȘtre rangĂ©s en fonction de leur nature frais gĂ©nĂ©raux, banque
 par ordre chronologique et alphabĂ©tique avec la piĂšce la plus rĂ©cente au-dessus. Une durĂ©e de conservation lĂ©gale des archives comptables Concernant l’archivage des piĂšces comptables, la loi oblige Ă  archiver et Ă  conserver de nombreuses piĂšces justificatives. La durĂ©e de conservation des archives comptables varie quant Ă  elle selon la nature des papiers Ă  conserver et des obligations lĂ©gales qui s’y rapportent, et selon la nĂ©cessitĂ©, comme les demandes a posteriori de vĂ©rifications de documents ou les cas de contrĂŽle. Le nombre d’annĂ©es oĂč un chef d’entreprise doit ĂȘtre capable de fournir une piĂšce justificative comptable varie donc selon le type de document. Le Code du Commerce oblige ainsi les professionnels Ă  conserver durant six ans Ă  compter de la clĂŽture de l’exercice le journal des opĂ©rations bĂ©nĂ©voles. Cette durĂ©e passe Ă  dix ans pour les piĂšces justificatives de la comptabilitĂ©, Ă  savoir les piĂšces bancaires, les bulletins de paie et les factures. La durĂ©e lĂ©gale de conservation est la mĂȘme pour le livre journal, le livre d’inventaire, le grand livre, mais aussi pour les bilans, comptes de rĂ©sultat et annexes rĂ©alisĂ©s Ă  la clĂŽture de chaque exercice. Si la lĂ©gislation ne le mentionne pas de façon claire, il est Ă©galement conseillĂ© de conserver sans limitation de durĂ©e » les certificats de travail et les actes de propriĂ©tĂ© notamment. Quant Ă  la gestion de l’archivage comptable numĂ©rique, elle est elle aussi rĂ©glementĂ©e. Les documents de ce type doivent ĂȘtre conservĂ©s sous cette forme pendant une durĂ©e minimale de trois ans, puis Ă©ventuellement sous une autre forme si l’entreprise le souhaite. Les livres de comptabilitĂ© doivent quant Ă  eux ĂȘtre conservĂ©s pour une durĂ©e de 10 ans au moins. Il est primordial d’archiver et de s’assurer de la bonne sauvegarde de tous les documents, y compris les justificatifs. La dĂ©matĂ©rialisation prĂ©vient alors les phĂ©nomĂšnes d’effacement des encres. L’utilisation de solutions Ă©lectronique qui gĂšrent l’archivage de façon sĂ©curisĂ©e coffre-fort Ă©lectronique, signature Ă©lectronique, gestion des certificats permet une numĂ©risation complĂšte de la comptabilitĂ©. Des dĂ©lais spĂ©cifiques de conservation pour chaque type de documents Les documents commerciaux comme les contrats signĂ©s entre commerçants ou ceux signĂ©s entre un commerçant et un non-commerçant doivent ĂȘtre conservĂ©s pendant au moins cinq ans selon l’article du Code du Commerce. Les contrats relatifs Ă  des biens immobiliers doivent, quant Ă  eux, ĂȘtre archivĂ©s pendant une durĂ©e de 30 annĂ©es Art. 2272 du Code Civil. Enfin, doivent ĂȘtre archivĂ©es pendant une pĂ©riode minimale de 10 annĂ©es Ă  compter de la clĂŽture de l’exercice comptable Art. du Code de Commerce les piĂšces justificatives comptables suivantes Les bons de commande ainsi que les bons de livraison Ă©mis ou reçus Les factures clients et fournisseurs Les documents bancaires relevĂ©s bancaires, talons de chĂšques, remises de chĂšques
 Les livres comptables tels que le livre journal ou le grand livre doivent ĂȘtre conservĂ©s pendant au moins 10 ans Ă  compter de la clĂŽture du livre Art. du Code de Commerce. Il en est de mĂȘme concernant les comptes annuels bilan, compte de rĂ©sultat et annexe. Les divers registres juridiques obligatoires doivent ĂȘtre conservĂ©s au moins pendant 6 annĂ©es. Les statuts quant Ă  eux doivent ĂȘtre conservĂ©s pendant au moins 5 ans aprĂšs la radiation de la sociĂ©tĂ© au Registre du Commerce et des SociĂ©tĂ©s Art. L. 2224 du Code Civil. Cependant, il est vivement recommandĂ© de les archiver et de les conserver Ă  vie. Les dĂ©clarations fiscales doivent ĂȘtre conservĂ©es pendant un dĂ©lai de 3 annĂ©es civiles suivant celle au titre de laquelle la taxe est devenue exigible. Cela concerne notamment Art. 169 Ă  176 du Livre des ProcĂ©dures Fiscales Les dĂ©clarations d’impĂŽts sur les sociĂ©tĂ©s n° 2572 et d’impĂŽt sur le revenu n° 2042 Les dĂ©clarations de Taxe sur la Valeur AjoutĂ©e n° 3517-S ou 3310CA3 La taxe sur les salaires La cotisation fonciĂšre des entreprises CFE La cotisation sur la valeur ajoutĂ©e des entreprises CVAE Les dĂ©clarations de formation professionnelle continue, de taxe d’apprentissage. Concernant les dĂ©clarations sociales sĂ©curitĂ© sociale, pĂŽle emploi, le dĂ©lai de 3 ans s’applique Ă©galement Art. L 5422–18 du Code du Travail. Ce dernier est portĂ© Ă  5 annĂ©es pour les dĂ©clarations sociales effectuĂ©es aux caisses de retraite complĂ©mentaire. Tous les documents concernant les bulletins de paie, le registre unique du personnel, les contrats de travail ou les dĂ©clarations d’accident auprĂšs de la caisse primaire d’assurance-maladie doivent ĂȘtre conservĂ©s pendant une durĂ©e de 5 ans. L’archivage et la conservation des documents en lien avec la comptabilitĂ© sont extrĂȘmement rĂ©glementĂ©s. En cas de non-respect, des amendes et des sanctions plus lourdes peuvent ĂȘtre engagĂ©es contre l’entreprise. Le Code de commerce regroupe les lois relatives au droit de commerce français. Gratuit Retrouvez l'intĂ©gralitĂ© du Code de commerce ci-dessous Article L123-2 EntrĂ©e en vigueur 2000-09-21 Nul ne peut ĂȘtre immatriculĂ© au registre s'il ne remplit les conditions nĂ©cessaires Ă  l'exercice de son activitĂ©. Les personnes morales doivent, en outre, avoir accompli les formalitĂ©s prescrites par la lĂ©gislation et la rĂ©glementation en vigueur les concernant. Code de commerce Index clair et pratique DerniĂšre vĂ©rification de mise Ă  jour le 18/08/2022 TĂ©lĂ©charger Recherche d'un article dans Code de commerce L’archivage est une obligation lĂ©gale. Les documents d’une entreprise doivent ĂȘtre conservĂ©s sur une pĂ©riode rĂ©glementaire prescrite par la loi et durant laquelle l’administration peut mener des contrĂŽles Ă  postĂ©riori. Cette durĂ©e rĂ©glementaire de conservation des archives varie selon la nature des documents papiers Ă  conserver ainsi que des obligations lĂ©gales qui s’y rapportent. Aussi, le record management ou processus d’archivage a pour but prĂ©cisĂ©ment de gĂ©rer les documents Ă  archiver selon leur cycle de vie. Voyons dĂšs lors comment est-il possible de dĂ©terminer lesquels des documents d’entreprises sont Ă  conserver et Ă  archiver ? DEVIS ARCHIVAGE L’archivage de document dans une entreprise Lorsque l’entreprise reçoit des documents ou les produits factures, bon de commande, bon de livraison, fiches de paie
, elle doit bien les mettre de cĂŽtĂ©, les conserver. ProcĂ©der de gestion des documents qui demande de l’organisation et de la rigueur dans leur rangement et classement. C’est pourquoi il convient de les conserver en fonction de leur usage et de leur dĂ©lai de conservation rĂ©glementaire. Les questions Ă  se poser sont les suivantes Quels documents conserver ? Comment les conserver ? Et pendant combien de temps ? Tous les documents d’archives possĂšdent des dĂ©lais de conservation diffĂ©rents. Ce qui permet de les trier de maniĂšre diffĂ©rente et selon leur utilisation. Il importe de garder Ă  portĂ©e de main les archives dites courantes et intermĂ©diaires. Elles constituent Ă©galement une preuve en cas de litige Ă©ventuel avec l’administration fiscale, un client ou un fournisseur. Les durĂ©es de conservation varient selon la nature des documents archivĂ©s Documents commerciaux Documents fiscaux Documents sociaux Documents juridiques Documents immobiliers Documents bancaires Les 4 Ă©tapes clĂ©s de l’archivage La gestion des documents d’entreprise s’effectue gĂ©nĂ©ralement en 4 Ă©tapes clĂ©s, qui sont L’identification des documents Le stockage des documents archivĂ©s La destruction ou le classement dĂ©finitif des archives, constituant ainsi le patrimoine Ă©conomique et social de l’entreprise. L’obligation de conserver les documents d’entreprise est prescrite par le Code du travail, le Code gĂ©nĂ©ral des impĂŽts ou bien le Code de commerce. Pour les piĂšces comptables et fiscales, ce sont tous les documents justifiant d’une opĂ©ration comptable ou fiscale factures, notes de frais, relevĂ©s bancaires, bordereaux de cotisations sociales. Ces documents sont gĂ©nĂ©ralement Ă  conserver durant 4 ans minimum. L’archivage est une obligation lĂ©gale pour les entreprises Il s’avĂšre tout aussi indispensable de conserver les documents liĂ©s Ă  la vie juridique de l’entreprise, tels que les procĂšs-verbaux d’assemblĂ©es, les rapports de gestion ou encore les certificats de dĂ©pĂŽt des comptes annuels
 Les documents sociaux sont aussi Ă  conserver. Ils permettent de prouver le versement des cotisations sociales par exemple jusqu’à validation de la retraite. Quant aux documents commerciaux, la durĂ©e de conservation lĂ©gale est gĂ©nĂ©ralement de 5 Ă  10 ans, selon la nature des crĂ©ances et des dettes. Bon Ă  savoir voici une rĂ©partition des durĂ©es lĂ©gales de conservation selon la nature et le statut de chaque document DOCUMENTS DURÉE DE CONSERVATION TEXTE DE RÉFÉRENCE LES DOCUMENTS ET LES PIECES COMPTABLES Livre et registre comptable livre journal, grand livre, livre d’inventaire1 PiĂšces justificatives bon de commande, de livraison ou de rĂ©ception, facture client et fournisseur
 10 ans Ă  partir de la clĂŽture de l’exercice social Article. du Code de commerce LES DOCUMENTS CIVILS ET COMMERCIAUX Contrat conclu entre commerçants et non commerçants 5 ans Article du Code de commerce Titres de propriĂ©tĂ© ou de cession de biens immobiliers 30 ans Article 2227 du Code civil Correspondance commerciale 5 ans Article du Code de commerce Document bancaire talon de chĂšque
 5 ans Article du Code de commerce Document de transport de marchandises 5 ans Article du Code de commerce LES DECLARATIONS FISCALES ET SOCIALES ImpĂŽt sur le revenu et sur les sociĂ©tĂ©s 6 ans Article B du Livre des procĂ©dures fiscales Taxes fonciĂšres sur les propriĂ©tĂ©s bĂąties et non bĂąties Contribution Ă  l’audiovisuel public 1 an Ă  partir de l’annĂ©e d’imposition Article du Livre des procĂ©dures fiscales Contribution Ă©conomique territoriale Cotisation fonciĂšre des entreprises et cotisation sur la valeur ajoutĂ©e 6 ans Article B du Livre des procĂ©dures fiscales Taxes sur le chiffre d’affaires TVA et taxes assimilĂ©es 6 ans Article B du Livre des procĂ©dures fiscales Taxe sur les salaires Fin de la 3Ăšme annĂ©e civile suivant l’annĂ©e d’imposition Article A du livre des procĂ©dures fiscales DĂ©claration SĂ©curitĂ© sociale 3 ans Article du Code de la SĂ©curitĂ© sociale 1 pour les exercices ouverts depuis le 1er janvier 2016, le livre d’inventaire n’est plus obligatoire. Pour les exercices prĂ©cĂ©dents, il doit ĂȘtre conservĂ© pendant 10 ans suivant la clĂŽture de l’exercice. Quels sont les enjeux d’archiver les documents d’entreprise ? La conservation des documents d’entreprise prĂ©sente de nombreux avantages Ă  considĂ©rer bien au-delĂ  de la simple conformitĂ© des documents Ă  conserver. L’archivage permet Ă  l’entreprise non seulement de faire face Ă  ses obligations de conservation pour les durĂ©es lĂ©gales, mais aussi d’assurer l’intĂ©gritĂ© physique des documents archivĂ©s, leur disponibilitĂ©, leur accessibilitĂ©, leur traçabilitĂ© ou leur confidentialitĂ©. Sachant qu’un document archivĂ© conserve ainsi sa valeur probatoire. Bien sĂ»r, la conservation de l’authenticitĂ© des documents d’entreprise implique des contraintes techniques, lĂ©gales et rĂ©glementaires et nĂ©cessite l’intervention d’experts en gestion des archives ou d’un systĂšme de gestion informatisĂ©. L’externalisation des archives constitue une solution possible tout comme la Gestion Electronique des Documents GED. Ces deux solutions visent Ă  faciliter l’accessibilitĂ© des documents, suite Ă  la mise en Ɠuvre des stratĂ©gies d’acquisition, de classement, de stockage et d’archivage. L’externalisation devenant ainsi un vĂ©ritable atout dans la prise en charge et la gestion efficace des archives. La volontĂ© de rationaliser les coĂ»ts et d’optimiser la gestion des archives pour gagner du temps et dĂ©velopper la rentabilitĂ© explique en grande partie le choix de ce procĂ©dĂ© d’archives. DEVIS ARCHIVAGE Ecrit le 03/09/2021 - Mise Ă  jour le 24/01/2022 Des obligations comptables diffĂ©rentes selon la taille du CSE Pour les petits CSE Pour les CSE de taille moyenne Pour les CSE de grande taille La gestion comptable du CSE Le rĂŽle du trĂ©sorier Les obligations comptables du CSE Logiciel de comptabilitĂ© CSE Les budgets du CSE Le budget de fonctionnement Le budget ASC DĂ©finir les budgets prĂ©visionnels Le bilan comptable du CSE Pour les petits CSE Pour les moyens CSE Pour les grands CSE Les comptes annuels du CSE Plan comptable du CSE ClĂŽture comptable du CSE Approbation des comptes modalitĂ©s et dĂ©lai Communication des documents annuels Le rĂŽle de l’expert comptable du CSE Les documents consultables par le CSE Notre guide sur les obligations comptables du CSE Depuis 1945, le ComitĂ© d’Entreprise s’est offert une place de choix aux cĂŽtĂ©s des salariĂ©s Français. En 2020, il a Ă©voluĂ© vers le CSE, une instance dont les missions reprennent celles du CE, des dĂ©lĂ©guĂ©s du personnel et du CHSCT. En matiĂšre de comptabilitĂ©, les prĂ©rogatives du CSE sont Ă  peu prĂšs similaires Ă  celles de l’ex-CE. Des obligations comptables diffĂ©rentes selon la taille du CSE Le CSE est soumis aux obligations comptables des commerçants c. com. art. L. 123-12 quel que soit le niveau de ressources, mais les obligations diffĂšrent selon la taille. - Pour les petits CSE Les petits CSE sont les CSE qui disposent de ressources annuelles budgets des Ɠuvres sociales cumulĂ©es et de fonctionnement infĂ©rieures Ă  153 000 €. Ces instances peuvent se contenter dune comptabilitĂ© ultra simplifiĂ©e » d’aprĂšs les articles D. 612-5 du Code de commerce et D. 2325-11 du Code du travail. Leurs obligations se rĂ©sument Ă  une tenue de compte allĂ©gĂ©e =dĂ©penses-recettes, selon l’article L. 2315-65 du Code du travail. ConcrĂštement, ils doivent Tenir un livre chronologique qui retrace chronologiquement les montants et l’origine des dĂ©penses et recettes ; Distinguer les opĂ©rations relevant des Attributions Économiques et Professionnelles AEP de celles des ActivitĂ©s sociales et Culturelles ASC ; Mettre en Ɠuvre un Ă©tat de synthĂšse simplifiĂ© qui porte sur des informations supplĂ©mentaires liĂ©es Ă  ses obligations en cours et son patrimoine. S’il est permis de tenir le livre manuellement, il est conseillĂ© d’utiliser un logiciel comptable. NB Pour dĂ©terminer le montant des ressources, on cumulera la subvention de fonctionnement et celle des ASC en dĂ©duisant, le cas Ă©chĂ©ant, le montant reversĂ© au CSE Central ou comitĂ© Interentreprises. - Pour les CSE de taille moyenne Les CSE de taille moyenne ont des ressources annuelles dĂ©passant 153 000 €, mais qui n'excĂšdent pas au moins deux des trois seuils fixĂ©s par le dĂ©cret D. 2315-33 du Code du travail. Voici les trois seuils 50 salariĂ©s, 3,1 M€ de ressources et 1,55 M€ de bilan. Ces CSE peuvent appliquer une prĂ©sentation simplifiĂ©e » de leurs comptes c’est-Ă -dire la comptabilisation des recettes et dĂ©penses durant toute l’annĂ©e et l’enregistrement des dettes et de crĂ©ances Ă  la clĂŽture de l’exercice. Les comptes annuels des CSE de taille moyenne doivent ĂȘtre prĂ©sentĂ©s Ă  un expert-comptable et nĂ©cessitent d’avoir recours Ă  un logiciel comptable. - Pour les CSE de grande taille Les CSE de grande taille sont les CSE ayant excĂ©dĂ© au moins deux des trois critĂšres Ă©voquĂ©s auparavant. Ils doivent alors Adopter une comptabilitĂ© de droit commun appropriĂ©e au Code du Commerce code du travail Article D. 2315-64,1 ; code du commerce article L. 113-12 ; Mettre en place une comptabilitĂ© d’engagement appelĂ©e CrĂ©ances et dettes » ; Élaborer une prĂ©sentation de comptes annuels complets contenant une annexe, un compte de rĂ©sultat et un bilan ; PrĂ©senter les comptes annuels Ă  un expert-comptable ; DĂ©signer un Commissaire aux comptes CAC pour 6 exercices le montant de la certification par le CAC est supportĂ© par le CSE sur la subvention de fonctionnement ; Instaurer une commission de marchĂ©s pour les marchĂ©s dont le montant excĂšde 30 000 €. La gestion comptable du CSE - Le rĂŽle du trĂ©sorier Pour la bonne gestion comptable du CSE, le trĂ©sorier du CSE joue un rĂŽle crucial. Il permet au CSE d’ĂȘtre autonome financiĂšrement et juridiquement en assurant la gestion comptable et budgĂ©taire de l’instance. Le Code du travail ne dĂ©finit pas la fonction du trĂ©sorier son rĂŽle doit ĂȘtre mĂ©ticuleusement dĂ©fini dans le rĂšglement intĂ©rieur du CSE. L’intervention du trĂ©sorier prend en compte la gestion financiĂšre et comptable du comitĂ©. Il doit tenir les comptes, gĂ©rer le patrimoine et les finances de l’instance en veillant au respect des deux budgets et aux dĂ©penses. Enfin, il est chargĂ© de prĂ©parer le compte rendu de gestion de fin de mandat et le compte rendu annuel de gestion ou encore assurer l’approbation des comptes par l’expert-comptable quand cela est nĂ©cessaire. En somme, le trĂ©sorier met en Ɠuvre les dĂ©cisions du CSE sur le plan financier. - Les obligations comptables du CSE Pour tous les CSE, la tenue d’une comptabilitĂ© est plus qu’essentielle. Ils doivent, en effet, respecter les obligations comptables suivantes selon les articles L2325-45 et L123-12 du code de commerce un enregistrement comptable des mouvements un inventaire Ă  faire une fois par an un Ă©tablissement des comptes annuels Ă  la fin de l’exercice une obligation de donner des informations sur des conventions importantes [article L. 2315-66 du Code du travail], une obligation d’établir un rapport de gestion [article L. 2315-69 du Code du travail], une obligation d’élaborer un rapport sur les accords passĂ©s entre le comitĂ© et l’un de ses membres [article L. 2315-70 du Code du travail], une obligation de faire un rapport au nouveau comitĂ© une fois l’instance renouvelĂ©e - Logiciel de comptabilitĂ© CSE L’utilisation d’un logiciel de comptabilitĂ© adaptĂ© aux moyens dont le CSE dispose et Ă  ses besoins est indispensable. En effet, les CSE disposant des ressources excĂšdant 153 000 euros doivent au minimum utiliser un logiciel comptable appropriĂ© aux dispositions rĂ©glementaires distinction des 2 budgets ; respect du plan comptable ; sĂ©curisation des Ă©critures. Toutefois, pour gĂ©rer les prestations de plusieurs centaines de salariĂ©s, il est recommandĂ© d’acquĂ©rir un outil spĂ©cialisĂ© comprenant une gestion des prestations, une gestion des bĂ©nĂ©ficiaires et une comptabilitĂ© en partie automatisĂ©e. Le logiciel de gestion et comptabilitĂ© tout-en-un de ProwebCE facilite le quotidien des Ă©lus et en particulier du trĂ©sorier en intĂ©grant, entre autres, le dĂ©versement automatique des Ă©critures comptables lorsqu’un bĂ©nĂ©ficiaire rĂ©serve une activitĂ© via le site internet ou l’application mobile du CSE. Les budgets du CSE Le CSE dispose de deux budgets autonomes qui ne peuvent ĂȘtre confondus. les attributions Ă©conomiques et professionnelles AEP aussi appelĂ© budget de fonctionnement l’employeur doit verser une subvention de fonctionnement d’un montant annuel Ă©quivalent Ă  0,2 % de la masse salariale brute art. L 2315-61 du C. tr. dans les entreprises de cinquante Ă  deux milles salariĂ©s et 0,22 % dans les entreprises d’au moins deux mille salariĂ©s ; les attributions pour les activitĂ©s sociales et culturelles ASC ou budget ASC le montant de cette contribution rĂ©sulte de la nĂ©gociation ou des dĂ©penses dĂ©jĂ  rĂ©alisĂ©es par l’entreprise au titre des activitĂ©s sociales et culturelles au cours de la derniĂšre annĂ©e prĂ©cĂ©dant la prise en charge des activitĂ©s sociales et culturelles par le CSE articles L 2312-78 Ă  L 2312-80 du Code travail - Le budget de fonctionnement La subvention de fonctionnement doit permettre au comitĂ© de fonctionner de maniĂšre autonome, afin de couvrir les dĂ©penses liĂ©es Ă  l'administration courante et d'exercer ses attributions Ă©conomiques et professionnelles. Les tĂąches administratives et comptables, Ă  savoir - Les frais courants de fonctionnement fournitures de bureau, frais de communication de tĂ©lĂ©phone et internet, frais postaux, frais liĂ©s Ă  l'Ă©dition et Ă  la diffusion de compte-rendu de rĂ©union, etc. ; - Les salaires et charges sociales des personnes recrutĂ©es Ă  titre permanent ou temporaire par le comitĂ© et affectĂ©es Ă  des postes liĂ©s au fonctionnement administratif du comitĂ©, recours Ă  une sociĂ©tĂ© prestataire pour la rĂ©daction des PV de CSE ; - Les frais liĂ©s Ă  l'Ă©dition de bulletins ou revues Ă©ditĂ©s par le comitĂ© ; - Les frais occasionnĂ©s par les dĂ©placements des membres du comitĂ© et des reprĂ©sentants syndicaux ; Les activitĂ©s d’expertise et missions Ă©conomiques - Payer les honoraires des experts libres juriste, d'un ergonome, d'un Ă©conomiste, d’un expert-comptable ; - Se faire assister par un expert-comptable pour l’établissement de sa comptabilitĂ© recours obligatoire lorsque les ressources annuelles sont supĂ©rieures Ă  153 000 €. - Se faire assister d’un expert-comptable dans le cadre de la consultation annuelle sur la stratĂ©gie de l’entreprise. Ces honoraires sont pris en charge par l’employeur, et par le CSE Ă  hauteur de 20% dans la limite du tiers de son budget annuel, sauf accord plus favorable avec l’employeur. - Acheter de la documentation technique ; - Financer des campagnes d'information en direction du personnel recours Ă  des sondages chargĂ©s d'interroger les salariĂ©s, diffusion de plaquettes, Ă©dition de revues. La subvention de fonctionnement sert Ă  financer les actions de formation. Les membres titulaires du comitĂ© bĂ©nĂ©ficient d'un stage de formation Ă©conomique d'une durĂ©e maximale de cinq jours, formation renouvelĂ©e lorsqu'ils ont exercĂ© leur mandat pendant quatre ans, consĂ©cutifs ou non. Le financement de la formation frais d'enseignement, de transport, d'hĂ©bergement est pris en charge par le comitĂ© sur son budget de fonctionnement. - Le budget ASC A cĂŽtĂ© de ses missions Ă©conomiques, le CSE est chargĂ© de mettre en place des activitĂ©s sociales et culturelles au bĂ©nĂ©fice des salariĂ©s, de leur famille et des stagiaires. Pour cela, l’instance met en place un budget ASC. La notion d’ActivitĂ©s Sociales et Culturelles est dĂ©finie par l’article L. 2323-83 du Code du travail ; l’ActivitĂ© sociale et culturelle doit ĂȘtre 1° Facultative tout ce qui incombe lĂ©galement Ă  l'employeur en matiĂšre sociale Ă©chappe Ă  la gestion du CSE. En revanche, les activitĂ©s sociales mises en place par l'employeur alors qu'il n'a pas d'obligation lĂ©gale restent du domaine de la responsabilitĂ© du CSE qui peut, Ă  tout moment, en revendiquer la prise en charge avec les moyens financiers correspondants. 2° Viser Ă  l'amĂ©lioration des conditions de vie et de travail notion trĂšs vaste qui peut viser par exemple la mise en place d'un restaurant d'entreprise, la participation au financement de titres-restaurants, l'institution des activitĂ©s Ă©ducatives et culturelles prĂȘt de livres, de CD, service de billetterie, etc... 3° Concerner prioritairement le personnel de l’entreprise le CSE doit rĂ©server les activitĂ©s sociales et culturelles prioritairement aux salariĂ©s ou Ă  leur famille. Tous les salariĂ©s doivent pouvoir en bĂ©nĂ©ficier quelle que soit la nature de leur contrat de travail CDI, CDD, contrats aidĂ©s temps complet et temps partiel. Les salariĂ©s en pĂ©riode d'essai ou en prĂ©avis doivent Ă©galement pouvoir bĂ©nĂ©ficier des activitĂ©s sociales et culturelles. La notion de famille n'a pas Ă©tĂ© dĂ©finie par la loi le CSE peut ouvrir les droits au conjoint, au concubin, au partenaire d'un pacs, aux ascendants et descendants Ă  charge, etc. Il peut Ă©galement restreindre son champ d'intervention Ă  certains membres de la famille ou subordonner le bĂ©nĂ©fice d'une activitĂ© sociale Ă  certaines conditions limitatives telles que l'Ăąge des enfants. 4° Etre attribuĂ©e de maniĂšre non discriminatoire le CSE ne peut pas s'appuyer sur des critĂšres par nature discriminatoires comme l'Ăąge, le sexe, l'origine, l'appartenance Ă  une religion ou Ă  un syndicat pour faire varier le montant de sa participation Ă  une activitĂ© sociale. Il ne peut pas exclure une catĂ©gorie du personnel du bĂ©nĂ©fice d'une activitĂ©. En revanche, il peut moduler les prestations en fonction de la situation des bĂ©nĂ©ficiaires revenus du salariĂ©, nombre d'enfants Ă  charge, quotient familial. - DĂ©finir les budgets prĂ©visionnels L’établissement de budgets prĂ©visionnels pour les AEP et les ASC est obligatoire pour les moyens » et gros » CSE. L’article D. 2325-14 I – 3° c prĂ©voit que le rapport d’activitĂ© comporte les Ă©lĂ©ments d’analyse portant sur les Ă©carts entre le budget prĂ©visionnel et le budget rĂ©alisĂ© ». Le budget exprime les choix des Ă©lus. Le budget n'est pas un document figĂ©, il doit ĂȘtre suivi et peut ĂȘtre réévaluĂ© en cours d’annĂ©e budget rectificatif. La dĂ©marche d’élaboration du budget des ASC est la suivante Faire un Ă©tat des lieux Quelles sont les activitĂ©s existantes ? Connaissance des satisfactions du personnel Ă  travers un sondage. Diagnostic des besoins et des attentes en matiĂšre de prestations. Constituer un fichier du personnel Les besoins du personnel peuvent varier en fonction de la moyenne d'Ăąge des salariĂ©s et ayants droits, de leur niveau de revenus, de leur situation familiale, de leur situation gĂ©ographique etc. Il est donc indispensable de connaĂźtre la population des bĂ©nĂ©ficiaires salariĂ©s et ayants droits. Estimer les ressources En se basant sur la dotation de l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente, en anticipant les Ă©volutions des effectifs, en questionnant l’entreprise sur la masse salariale prĂ©visionnelle. Choix du type de prestations Il existe principalement deux catĂ©gories de prestations offertes par un comitĂ© Ă  ses salariĂ©s - Les prestations proposĂ©es en contrepartie d’une participation du salariĂ© ; - L’attribution de subventions remboursement totale ou partielle de dĂ©penses sur justificatifs. Organiser des commissions - DĂ©finir la nature des prestations Ă  proposer distribution gratuite ou avec participation, remboursement sur factures, prestations de groupe ou individuelles ; - Regrouper les prestations au sein de commissions ou pĂŽles de consommation ; - Affecter Ă  chaque pĂŽle un budget de dĂ©penses et Ă©valuer la cohĂ©rence et l’équilibre budgĂ©taire des commissions. DĂ©finir les rĂšgles d’attribution Choisir quel seront les bĂ©nĂ©ficiaires salariĂ©s et/ou famille ; DĂ©finir des plafonds Participation plafonnĂ©e en montant ou en %, QuantitĂ© billetterie plafonnĂ©e par mois / par annĂ©e, durĂ©e des sĂ©jours plafonnĂ©e en semaine / en nuitĂ©e, etc... Le bilan comptable du CSE - Pour les petits CSE Le CSE dont les ressources annuelles sont infĂ©rieures Ă  153 000 € prĂ©sente chaque annĂ©e Un Ă©tat des dĂ©penses et recettes selon le modĂšle figurant Ă  l’article 3 du rĂšglement ANC Un Ă©tat annuel de la situation patrimoniale portant sur les biens & placements, les stocks, l’état de ses crĂ©ances et dettes, ses disponibilitĂ©s et ses emprunts & dettes. cf article 4 du rĂšglement ANC 2015-02. - Pour les moyens CSE Le CSE dont les ressources annuelles sont > Ă  153 000 € et qui ne remplissent pas au moins deux des trois critĂšres fixĂ©s par dĂ©cret 3,1 M€ de ressources, 1,55 M€ de bilan et 50 salariĂ©s peuvent bĂ©nĂ©ficier d’une prĂ©sentation simplifiĂ©e de leurs comptes annuels tout en appliquant les rĂšgles de droit commun Mise en place d’une comptabilitĂ© d’engagement ; PrĂ©sentation de comptes annuels bilan ; compte de rĂ©sultat, annexe ; Nomination d’un Commissaire aux comptes pour 6 exercices ; le coĂ»t de la certification est supportĂ© par le CSE sur sa subvention de fonctionnement. Mise en place d’une commission des marchĂ©s pour les marchĂ©s dont le montant sera supĂ©rieur Ă  30 000 €. Ils doivent au minimum respecter les modĂšles prĂ©vus au rĂšglement 2015-01 de l’ANC. Soit un compte de rĂ©sultat simplifiĂ© faisant apparaĂźtre les charges en produits par nature en distinguant les deux sections La section ActivitĂ©s Économiques et Professionnelles » enregistrant les opĂ©rations relevant des attributions Ă©conomiques dĂ©finies Ă  l’article du code du travail ; La section ActivitĂ©s Sociales et Culturelles » enregistrant les opĂ©rations relevant des attributions en matiĂšre d’activitĂ©s sociales et culturelles dĂ©finies aux articles Ă  du code du travail. Pour les produits et charges relevant des deux sections, les modalitĂ©s de dĂ©termination des clĂ©s de rĂ©partition doivent ĂȘtre mentionnĂ©es dans l’annexe des comptes. Au bilan, les fonds propres doivent ĂȘtre prĂ©sentĂ©s par section. En plus des informations Ă  mentionner dans l’annexe selon les dispositions des rĂšglements CRC n°99-01 et ANC n°2014-03, le CSE doit mentionner le montant des ressources perçues au cours de l’exercice ; qui peut ĂȘtre prĂ©sentĂ© sous forme de tableau cf ANC 2015-01 art. 7 les informations relatives aux modalitĂ©s de dĂ©termination des clĂ©s de rĂ©partition utilisĂ©es pour ventiler les charges communes aux deux sections. les informations au titre des transactions significatives effectuĂ©es pendant l’exercice dans le cadre de l’exercice de ses missions. - Pour les grands CSE Obligation de nommer un commissaire aux comptes Les CSE qui dĂ©passe au moins deux des trois critĂšres 3,1 M€ de ressources, 1,55 M€ de bilan et 50 salariĂ©s ainsi que les CSE tenus d'Ă©tablir des comptes consolidĂ©s, sont tenus de faire certifier leurs comptes par un commissaire aux comptes. Les CSE doivent nommer au moins un commissaire aux comptes et un supplĂ©ant, distincts de ceux de l'entreprise. Le comitĂ© tenu d'Ă©tablir des comptes consolidĂ©s doit nommer 2 commissaires aux comptes. Le coĂ»t de la certification des comptes annuels doit ĂȘtre pris en charge par le comitĂ© sur sa subvention de fonctionnement C. trav. art. L 2325-54 et L 2325-55 nouveaux. Le commissaire aux comptes est investi d'un droit d'alerte lorsqu'il relĂšve, Ă  l'occasion de sa mission, des faits de nature Ă  compromettre la continuitĂ© de l'exploitation du comitĂ© Art. R. 2325-17. L’information doit ĂȘtre adressĂ©e sans dĂ©lai au secrĂ©taire et au prĂ©sident du comitĂ© par tout moyen propre Ă  donner une date certaine Ă  sa rĂ©ception. Le secrĂ©taire doit rĂ©pondre dans un dĂ©lai de 30 jours afin de donner son analyse de la situation et, le cas Ă©chĂ©ant, de prĂ©ciser les mesures envisagĂ©es Art. R. 2325-18. CrĂ©ation d’une commission des marchĂ©s Une commission des marchĂ©s doit ĂȘtre instaurĂ©e au sein des CSE qui dĂ©passe au moins deux des trois critĂšres 3,1 M€ de ressources, 1,55 M€ de bilan et 50 salariĂ©s Art. R. 2325-4-1. Le CSE dĂ©terminera, sur proposition de la commission des marchĂ©s, les critĂšres retenus pour le choix des fournisseurs et prestataires et la procĂ©dure des achats de fournitures, de services et de travaux. La commission des marchĂ©s intervient pour les marchĂ©s au-delĂ  de 30 000 €. Elle devra Ă©tablir un rapport d’activitĂ© annuel, annexĂ© au rapport de gestion. Les comptes annuels du CSE - Plan comptable du CSE Les comptes annuels sont Ă©tablis conformĂ©ment au nouveau plan comptable des personnes morales de droit privĂ© Ă  but non lucratif ANC 2018-06 applicable aux exercices ouverts Ă  compter du 1er janvier 2020, et du rĂšglement 2015-01 du 2 avril 2015 relatif aux comptes des comitĂ©s sociaux et Ă©conomiques, des comitĂ©s centraux d’entreprise et des comitĂ©s interentreprises relevant de l’article L. 2325-45 du code du travail. La nomenclature des comptes de fonds propres ainsi que les comptes de charges et de produits du plan comptable gĂ©nĂ©ral sont Ă  dĂ©cliner pour chaque section section Attributions Ă©conomiques et professionnelles AEP » et section ActivitĂ©s sociales et culturelles ASC ». Les comptes spĂ©cifiques aux CSE sont les suivants Article 8 du rĂšglement ANC n°2015-01 Comptes de capitaux 1061 RĂ©serves attributions Ă©conomiques et professionnelles » 1062 RĂ©serves activitĂ©s sociales et culturelles » 1101 Report Ă  nouveau attributions Ă©conomiques et professionnelles » 1102 Report Ă  nouveau activitĂ©s sociales et culturelles » 1191 Report Ă  nouveau attributions Ă©conomiques et professionnelles » 1192 Report Ă  nouveau activitĂ©s sociales et culturelles » 1201 RĂ©sultat de l’exercice attributions Ă©conomiques et professionnelles » 1202 RĂ©sultat de l’exercice activitĂ©s sociales et culturelles » 1291 RĂ©sultat de l’exercice attributions Ă©conomiques et professionnelles » 1292 RĂ©sultat de l’exercice activitĂ©s sociales et culturelles » Comptes de produits 7403 Autres subventions 75601 Subvention de fonctionnement reçue de l’employeur 75602 Contribution reçue de l’employeur Le compte 41 et ses subdivisions sont intitulĂ©s bĂ©nĂ©ficiaires ». - ClĂŽture comptable du CSE Chaque exercice comptable s’achĂšve par la cessation des comptes annuels. En effet, tous les comptes qui figurent dans la comptabilitĂ© du CSE sont soldĂ©s et figĂ©s pour passer Ă  l’exercice suivant. Ainsi, Ă  la fin de l’exercice comptable, l’arrĂȘtĂ© des comptes du CSE consiste Ă  prĂ©senter les comptes annuels du CSE tout en figeant le bilan comptable Ă  un moment X. L’arrĂȘtĂ© des comptes doit ĂȘtre effectuĂ© par des membres Ă©lus du CSE dĂ©signĂ©s par lui et au sein de ses membres Ă©lus C. trav. art. L 2325-49 nouveau. Ni l'employeur, ni les reprĂ©sentants syndicaux du CSE ne participent Ă  l'arrĂȘtĂ© de ces comptes. Les modalitĂ©s selon lesquelles les comptes annuels du CSE sont arrĂȘtĂ©s, doivent ĂȘtre fixĂ©es par son rĂšglement intĂ©rieur. Pour tout savoir sur l’arrĂȘtĂ© des comptes, consultez notre article dĂ©diĂ© sur la clĂŽture comptable du CSE. - Approbation des comptes modalitĂ©s et dĂ©lai Les comptes annuels sont approuvĂ©s par les membres Ă©lus du comitĂ© rĂ©unis en sĂ©ance plĂ©niĂšre au cours d'une rĂ©union portant sur ce seul sujet et faisant l'objet d'un procĂšs-verbal spĂ©cifique C. trav. art. L 2325-49 nouveau. Les comptes annuels ou les documents mentionnĂ©s Ă  l’article L. 2325-46 sont approuvĂ©s dans un dĂ©lai de six mois Ă  compter de la clĂŽture de l’exercice Art. R. 2325-13. Le dĂ©lai peut ĂȘtre prolongĂ© Ă  la demande du comitĂ© par ordonnance du prĂ©sident du tribunal de grande instance statuant sur requĂȘte. - Communication des documents annuels Selon le Code du travail article L 2325-53 nouveau, les comptes annuels et le rapport de gestion et d’activitĂ© doivent ĂȘtre communiquĂ©s aux salariĂ©s de l’entreprise, une fois approuvĂ©s, et ce par tout moyen. Le rĂŽle de l’expert comptable du CSE L’Expert-comptable certifie les comptes annuels du CSE une fois les prĂ©sentations complĂ©tĂ©es. Il vĂ©rifie la conformitĂ© des informations et rectifie si nĂ©cessaire. Obligatoire Ă  partir des moyens CSE, ses honoraires sont Ă  la charge du comitĂ© et Ă  inclure dans le budget de fonctionnement. Les CSE d’entreprises d’au moins 50 salariĂ©s doivent faire appel Ă  un expert-comptable, expert technique ou expert agréé dans le cas prĂ©vu par le Code du travail Code du travail article L. 2315-78. Cela concerne donc les moyens et grands CSE. Un certain nombre d’expertises sont intĂ©gralement financĂ©es par l’employeur La consultation sur la situation Ă©conomique et financiĂšre de l’entreprise La consultation sur la politique sociale, les conditions de travail et de l’emploi Les projets de licenciements Ă©conomiques avec PSE Certaines expertises doivent ĂȘtre financĂ©es Ă  hauteur de 20% par le CSE, notamment la consultation sur les orientations stratĂ©giques de l’entreprise et les expertises ponctuelles. Consultez notre article sur l’accompagnement des Ă©lus par des experts-comptables pour certifier les comptes du CSE ! Les documents consultables par le CSE Les dossiers comptables du CSE doivent ĂȘtre archivĂ©s. En aucune maniĂšre, le trĂ©sorier n’a le droit de dĂ©truire les dossiers comptables du CSE. En effet, il faut qu’il connaisse les documents comptables CSE Ă  conserver et qu’il se rende compte pourquoi doit-on les sauvegarder. La conservation des documents doit se faire pendant un dĂ©lai. Dans le cas contraire, le CSE s’expose Ă  de grands risques comme le rejet de sa comptabilitĂ©. Il risque, Ă©galement, de recevoir une sanction fiscale, ce qui peut nĂ©cessiter la responsabilitĂ© de son trĂ©sorier. Concernant les dĂ©lais de conservation, ils dĂ©pendent du type de documents comptables dont il s’agit. Le dĂ©lai de conservation des comptes annuels et, le cas Ă©chĂ©ant, et les documents Ă  l’article L. 2325-46, ainsi que toutes les piĂšces justificatives qui s’y rapportent est de dix ans Ă  compter de la date de la fin de l’exercice auquel les comptes se rapportent. Code du travail, article L. 2325-56 nouveau. Les documents juridiques et comptables Pour les livres comptables obligatoires journal, inventaire, grand livre, le dĂ©lai de conservation est d’au moins 10 ans Ă  compter de la cessation du livre d’aprĂšs l’article L. 123-22 du Code de Commerce. Concernant les comptes annuels le compte de rĂ©sultat, le bilan et l’annexe, c’est 10 ans Ă  partir de la clĂŽture de l’exercice comptable. Les registres juridiques obligatoires registre des PV doivent ĂȘtre conservĂ©s au moins durant 6 ans. Les statuts de l’entreprise au minimum 5 ans aprĂšs que la sociĂ©tĂ© soit radiĂ©e au Registre du Commerce et des SociĂ©tĂ©s [article L. 2224 du Code civil], mais il est prĂ©fĂ©rable de les conserver et de les archiver Ă  vie. Les documents commerciaux les contrats entre commerçants et entre un non commerçant et un commerçant sont Ă  garder au moins 5 ans selon l’article L. 110-4 du Code de Commerce. Pour les contrats des biens immobiliers, la durĂ©e d’archivage est de 30 ans selon l’article 2272 du Code civil. Les contrats concernant les bons de livraisons, bons de commandes, factures fournisseurs et clients et les documents bancaires doivent ĂȘtre conservĂ©s au moins 10 ans Ă  compter de la fin de l’exercice comptable stipulĂ© par l’article article L. 123-22 du Code de Commerce. Les rĂšgles en matiĂšre de facturation sont Ă©dictĂ©es par les articles L441-1 et suivants du code de commerce. Les mentions obligatoires figurent, depuis une ordonnance du 24 avril 2019, Ă  l'article s'appliquent avec les rĂšgles prĂ©vues par le code gĂ©nĂ©ral des impĂŽts pour les assujettis Ă  la taxe sur la valeur ajoutĂ©e qui les clarifie les rĂšgles commerciales et fiscales de facturation et prĂ©voit deux mentions complĂ©mentaires, destinĂ©es Ă  faciliter le respect des dĂ©lais de paiement et limiter les retards de paiement. Ces mentions concernent autant les factures Ă©lectroniques que les factures date du 1er octobre 2019 marque la fin du dĂ©lai laissĂ© aux professionnels pour se mettre en obligations en matiĂšre de facturation une clarificationLes rĂšgles de facturation entre professionnels figurent Ă  la fois dans le code de commerce et dans le code gĂ©nĂ©ral des impĂŽts. L'ordonnance harmonise la formulation de certaines rĂšgles entre les deux codes pour clarifier les le vendeur est toujours tenu de dĂ©livrer la facture et l'acheteur tenu de la lui rĂ©clamer, la date d'Ă©mission de la facture est dĂ©sormais celle du code gĂ©nĂ©ral des impĂŽts par renvoi depuis le code de commerce..Les factures sont Ă©mises dĂšs la rĂ©alisation de la livraison ou de la prestation de service. La livraison du bien est le transfert du pouvoir de disposer du bien corporel comme un le code de commerce faisait seulement rĂ©fĂ©rence Ă  la rĂ©alisation de la vente ou de la prestation de service pour ces factures Ă©tablies en double mentions obligatoires sur les factures 2 nouveautĂ©sLes deux nouvelles mentions qu'ajoute l'ordonnance n°2019-359 sont l'adresse de facturation de l'acheteur et du vendeur lorsqu'elles diffĂšrent de l'adresse principale siĂšge social et le numĂ©ro de bon de commande préétabli par l' nouvelle adresse permet d'adresser les factures directement au service compĂ©tent des petites et moyennes entreprises ou PME et des grandes entreprises. Le numĂ©ro du bon de commande doit en faciliter le traitement pour limiter les dĂ©lais de autres mentions obligatoires restent inchangĂ©es. Le droit commercial prĂ©voit le nom des parties ;l'adresse du siĂšge ou de facturation si diffĂ©rente ;la date de la vente ou de la prestation de services ;la quantitĂ©, la dĂ©nomination prĂ©cise et le prix unitaire hors TVA ;les rĂ©ductions de prix acquises Ă  la date de la vente ou prestation de services ;la date limite de rĂšglement ;les conditions d'escompte ;le taux des pĂ©nalitĂ©s exigibles le lendemain de la date limite de paiement ;le montant de l'indemnitĂ© forfaitaire pour frais de recouvrement en cas de retard de paiement ;le bon de code gĂ©nĂ©ral des impĂŽts ajoute notamment les mentions relatives Ă  la taxe sur la valeur ajoutĂ©e et celles relatives aux exonĂ©rations. Parmi ces mentions figurent le numĂ©ro individuel d'identification Ă  la TVA du vendeur ;le numĂ©ro de TVA intracommunautaire de l'acheteur ;le numĂ©ro unique de la facture basĂ© sur une sĂ©quence chronologique et continue ;le taux de taxe sur la valeur ajoutĂ©e ou le bĂ©nĂ©fice d'une exonĂ©ration telle que la rĂ©fĂ©rence Ă  l'article 293B du CGI pour les auto entrepreneurs ;le montant de la taxe Ă  payer ;le montant hors taxe et le montant de TVA par taux ;Ă©ventuellement les mentions autoliquidation ou autofacturation le cas d'entrĂ©e en vigueur des nouvelles dispositionsCes 2 nouvelles mentions, Ă  l'instar de toutes les dispositions qui concernent la facturation, s'appliquent depuis le lendemain de la publication de l'Ordonnance au journal officiel sous rĂ©serve des mesures dĂ©lais ont Ă©tĂ© laissĂ©s aux professionnels pour s'adapter aux nouvelles rĂšgles et accessoirement, vĂ©rifier la mise Ă  jour de leur logiciel de premier dĂ©lai concerne les factures Ă©mises hors convention entre fournisseurs et distributeurs ou prestataires de services. Le dĂ©lai d'adaptation se termine le 30 nouvelles mentions s'appliquent Ă  toutes les factures Ă©mises Ă  compter du 1er octobre second dĂ©lai concerne les conventions conclues entre fournisseurs et distributeurs ou prestataires de services en cours Ă  la date de publication de l'ordonnance. Les parties ont jusqu'au 1er mars 2020 pour se mettre en de conservation des facturesL'article R441-3 du code de commerce ne donne plus de dĂ©lai de conservation. Il renvoie au dĂ©lai de conservation est ainsi harmonisĂ© et correspond Ă  la fin de la 3Ăš annĂ©e civile qui suit celle au titre de laquelle l'impĂŽt sur les sociĂ©tĂ©s ou la TVA est dĂ©lai de reprise de l'administration fiscale qui correspond dĂ©sormais au dĂ©lai minimum de conservation peut aller bien au-delĂ  de trois annĂ©es en plus de l'annĂ©e en cours. Il peut ĂȘtre Ă©largi en cas de fraude, d'activitĂ©s occultes, de flagrance fiscale ou encore d'omission ou d'insuffisance d'imposition dĂ©couverte dans le cadre d'un Ă©galement que l'article L123-22 du code de commerce oblige Ă  conserver les documents commerciaux et piĂšces justificatives pendant une durĂ©e de 10 ans minimum aprĂšs la clĂŽture de l'exercice pratique, c'est ce dernier dĂ©lai qui devrait ĂȘtre retenu.

article l 123 22 du code de commerce